Découvrez comment Hoope conquis la GMS avec Sidely

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Comment Hoope a conquis la GMS avec Sidely

Part de linéaire : booster la visibilité de votre marque en magasin

Part de linéaire : booster la visibilité de votre marque en magasin

Comment se calcule la part de linéaire ? Comment l'augmenter et négocier avec les distributeurs ? Définition, formule et stratégies concrètes pour les marques en GMS.

Alexis Lecomte

Alexis Lecomte

Chief Revenue Officer et co-fondateur de Sidely

Mise à jour le

En bref

5 min de lecture

  • Définition : La part de linéaire mesure la proportion de surface de vente occupée par une marque, essentielle pour sa visibilité et ses ventes.

  • Méthodes de calcul : Elle s’obtient en divisant la longueur occupée par ses produits par la longueur totale du linéaire, via le comptage de facings, la mesure physique ou la reconnaissance d’image.

  • Importance stratégique : C’est un indicateur clé pour piloter les performances commerciales et analyser la compétitivité en magasin.

  • Facteurs de visibilité : La PDL doit être interprétée avec prudence, car la hauteur d’yeux et la zone du rayon influencent davantage le shopper que le pourcentage brut.

  • Automatisation : L’usage de l’intelligence artificielle pour l’analyse des facings permet de gagner en productivité et en précision face aux méthodes manuelles.

  • Fréquence de mesure : Le suivi doit être adapté au cycle de vie du produit et à son importance stratégique pour optimiser le temps des équipes terrain.

Comme toute marque présente en réseau de distribution, vous cherchez probablement à augmenter votre visibilité dans les points de ventes. Mais constater que votre produit est bien visible des consommateurs relève de la perception, et la stratégie d’une entreprise devrait toujours reposer sur des données objectives.

‍C’est ici que la part de linéaire (PDL) devient précieuse. Cet indicateur de mesure clé permet d’évaluer votre représentation sur la base de critères fiables, pouvant être suivis dans le temps, et croisés à d’autres données, telles que les ventes à la caisse.

Nous allons ici revenir sur les définitions et méthodes de calcul de la part de linéaire, comment calculer le linéaire au sol et le mètre linéaire développé (MLD), formules et exemples à l'appui, puis nous nous intéresserons à ses finalités, ses limites, et les meilleures pratiques.


Qu'est-ce que la part de linéaire ?

Avant de rentrer dans le vif du sujet, rappelons quelques fondamentaux !

‍Dans le contexte du commerce de détail, le terme "linéaire" fait référence à la longueur totale d'étagères ou de rayonnages disponibles dans un magasin pour présenter des produits. Cette mesure est souvent exprimée en mètres linéaires et est utilisée pour évaluer la surface de vente allouée à une catégorie de produits spécifique. Par exemple, on pourrait dire qu'un supermarché consacre 10 mètres linéaires au rayon des produits laitiers.

On parle de linéaire au sol pour désigner la longueur du mobilier d’exposition des produits. Si le mobilier compte plusieurs étagères, on peut alors calculer le mètre linéaire développé (MLD), qui correspond à la somme des mètres linéaires de toutes les étagères.

💡 La formule du mètre linéaire développé (MLD)

Linéaire développé = linéaire au sol × niveaux de présentation
Quand les niveaux font la même longueur, on multiplie la longueur au sol par le nombre de niveaux.
Exemple : un produit occupe 1 m au sol sur 2 niveaux → linéaire développé = 1 × 2 = 2 mètres linéaires développés.
⚠️ Si les niveaux n'ont pas tous la même longueur (meuble en escalier, têtes de gondole…), on n'additionne pas par multiplication : on additionne la longueur réelle de chaque niveau.

Part de linéaire développée = (linéaire développé occupé par vos produits ÷ linéaire développé total) × 100
Exemple : vos produits occupent 2 m développés sur un total de 6 m → PDL = 2 ÷ 6 × 100 = 33,3 %.‍

Calcul du linéaire développé

La part de linéaire indique alors la proportion de la surface de vente occupée par un produit ou une marque, généralement en pourcentage. Il s’agit d’un indicateur de performance clé, car il influence la visibilité de la marque et peut avoir un impact direct sur ses ventes.

‍Le nombre total de produits disposés et visibles sur chaque étagère est appelé facing, ou frontale. Les marques présentes en grande distribution et dans le retail cherchent ainsi à maximiser leur exposition, et s’affrontent pour obtenir un maximum de facings sur les étagères. C’est une composante essentielle du merchandising.

‍Les anglophones parlent également de Share of Shelf (SOS), traduisez littéralement “part d’étagère”, ce qui exprime bien l’idée de compétition pour en gagner la plus grosse part possible. En France, on peut aussi entendre l’expression “parts de rayon”.

‍Comme tout KPI, la part de linéaire peut servir à suivre les performances à l’échelle d’un magasin, d’une région, d’un représentant commercial ou même d’un distributeur.

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Comment calculer vos parts de linéaires ?

Trois méthodes de calcul sont généralement utilisées pour déterminer vos parts de linéaires : 

Méthode

Comment

Avantage

Limite

Comptage des facings

Compter les frontales et faire le ratio sur le total du rayon

Rapide, sans outil

Approximatif si les produits ont des largeurs différentes

Mesure au mètre ruban

Mesurer physiquement les linéaires en magasin

Précis

Chronophage, parfois mal vu du chef de magasin

Reconnaissance d'image (IA)

Photographier le planogramme, analyse automatique

Historisation, corrélation aux sorties de caisse, gain de temps

Nécessite un outil dédié

‍Nous reviendrons plus tard sur l'automatisation et la technologie. Commençons par le cas le plus répandu, le calcul manuel, en détaillant étape par étape comment procéder lors d'un relevé.

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Calculer sa part de linéaire en 5 étapes

  1. Mesurez le linéaire au sol du rayon. Relevez la longueur du mobilier d'exposition concerné, en mètres (ou centimètres). C'est votre base de calcul.

  2. Comptez les niveaux et calculez le linéaire développé. Multipliez la longueur au sol par le nombre d'étagères : linéaire développé = linéaire au sol × niveaux de présentation. Si les niveaux n'ont pas la même longueur, additionnez-les un par un.

  3. Comptez vos facings. Relevez le nombre de produits visibles en façade pour chacune de vos références, puis mesurez le linéaire développé qu'ils occupent.

  4. ‍Calculez votre part de linéaire. Divisez le linéaire occupé par vos produits par le linéaire développé total du rayon, puis multipliez par 100 : (linéaire occupé ÷ linéaire total) × 100. Exemple : des produits qui occupent 2 m sur un linéaire total de 8 m représentent une part de linéaire de 25 %.

  5. Comparez votre PDL à votre part de marché (PDM). C'est l'étape qui donne du sens au chiffre. Une PDL inférieure à votre PDM signale une sous-représentation à corriger ; une PDL supérieure doit être justifiée par les ventes, sous peine de réévaluation par le distributeur.

À noter : le calcul au sol ou en développé dépend du mode d'installation. La disposition des facings peut être horizontale (sur une même étagère) ou verticale (sur différents niveaux) ; le cumul des deux s'appelle le facing par pavé. En vertical et en pavé, le calcul de votre part de linéaire doit tenir compte du linéaire développé.‍


Comment calculer et suivre sa part de linéaire avec Sidely ?

Pour suivre votre part de linéaire, vos équipes commerciales doivent collecter des informations lors de leur visites en magasin à l’aide d’un relevé de linéaire.

Vous pouvez soit utiliser des modèles de relevés prêts à l’emploi, soit créer un relevé personnalisé qui correspond à vos besoins spécifiques, soit vous aider de l'IA dans vos relevés de linéaire. Besoin d’accompagnement ? Nos équipes vous aident à structurer vos relevés et optimiser vos visites terrain.


Checklist du relevé de linéaire en magasin

À renseigner lors de la visite, pour un calcul complet :

☐ Longueur du rayon au sol (en m ou cm)

☐ Nombre de niveaux de présentation

☐ Nombre de facings par référence

☐ Linéaire développé occupé par vos produits

☐ Présence / rupture de chaque référence

☐ Position dans le rayon (hauteur des yeux, début/fin, zone chaude/froide)

☐ PLV et opérations promo en place

☐ Photo du planogramme (pour historisation)

💡

Chez Sidely, les relevés ne sont pas cloisonnés. Plutôt que de multiplier les formulaires, vous pouvez créer un seul relevé global pour l’ensemble de vos visites en GMS, incluant toutes les informations essentielles que vous souhaitez collecter en magasin : présence de vos produits en rayon, implantation et suivi de vos meubles et PLV, implantation et suivi de vos OP commerciales ou promotion… Cela permet d’optimiser le temps de vos équipes sur le terrain.

Première visite : mise en place du relevé

Lors de votre première visite en point de vente, il est essentiel de renseigner les informations de base : taille du rayon, nombre de niveaux et nombre de facings par référence (voir la checklist du relevé ci-dessus). Une fois ces données saisies, le relevé calcule automatiquement votre part de linéaire et votre taux de présence en rayon.‍

Relevé de linéaire avec sidely

Calcul de la part de linéaire dans Sidely


Visites suivantes : gain de temps avec l’historisation des données

Lors de vos prochaines visites, vous n’avez pas besoin de tout ressaisir. Grâce à l’historisation des champs, les informations comme la taille du rayon et le nombre d’étagères sont pré-enregistrées à partir de votre dernière visite. Il vous suffit de mettre à jour les données spécifiques (comme le nombre de facing) pour obtenir une analyse en temps réel.

exemple relevé sidely avec calcul de part de linéaire

Vous pouvez suivre votre part de linéaire sur vos rapports par produit, enseigne, commercial…

exemple calcul de part de linéaire dans le crm sidelu

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Pourquoi mesurer ses parts de linéaires ?

Les surfaces de vente physiques étant limitées, la performance de votre marque ne repose pas sur un nombre absolu de facings, mais plutôt sur la part de surface que vous parvenez à occuper. Par ailleurs, une fois qu’elle est rapprochée au chiffre d’affaires des produits concernés, la PDL fournit de précieuses pistes d’analyse et d’interprétation des performances. 

‍On considère ainsi que la part de linéaires doit toujours être proportionnelle à la part de marché (PDM) du produit dans sa catégorie ou son rayon.

‍C’est pourquoi il est déterminant d’établir une part de linéaire idéale. Si cette dernière est mal définie, ou si elle n’est pas respectée par vos distributeurs, c’est votre ratio PDL / PDM qui en pâtit, et différents risques peuvent en découler.

‍Prenons quelques exemples :

Situation

Ce que ça signifie

Risque / action

PDL > PDM

Votre produit occupe plus d'espace que son poids dans les ventes

Le distributeur peut réévaluer vos facings, surtout en denrées périssables (risque DLC). À légitimer par de la PLV ou un soutien des ventes.

PDL < PDM

Votre produit est sous-représenté par rapport à ses performances

Favorise les concurrents et expose aux ruptures de stock. Argument fort pour récupérer des facings auprès du chef de rayon.

PDL = PDM

L'espace alloué correspond au poids du produit dans sa catégorie

Bon alignement. Vous évitez surstockage et ruptures. Situation cible.

Dans le cas de denrées périssables, une part de linéaire surdimensionnée fait courir un risque d'atteinte des DLC, pouvant entraîner une réévaluation de vos facings.

Part de marché vs part de linéaire graphique

Source : weRyou‍

Quand faut-il effectuer ce comptage ?

La prise de mesure ou le comptage est à effectuer lors des visites en magasin, soit par vos collaborateurs (chefs de secteurs en grande distribution) soit par un prestataire que vous mandatez à cet effet.

‍Cependant, l’opération pouvant s’avérer chronophage, il est important de bien définir sa fréquence. De la même manière que les industriels ont pour habitude de scorer leurs points de ventes en leur attribuant une note d’importance, il est vital de savoir quand mesurer ses pdl pour justifier du temps alloué.

‍Dans le cadre d’un lancement de produit par exemple, la part de linéaire doit être suivie très régulièrement car un lancement est toujours dangereux et constitue une prise de risque autant qu’une opportunité pour le point de vente ou l’enseigne. Pour un produit bien installé en revanche, la PDL pourrait n’être mesurée que 2 à 3 fois à l’année.

‍La fréquence dépend donc de nombreux critères, tels que : 

  • La contribution du produit dans votre chiffre d’affaires ;

  • Le cycle de vie du produit ;

  • La contribution du point de vente dans votre chiffre d’affaires ;

  • La menace à court, moyen ou long terme d’un concurrent ; 

  • Les ressources disponibles pour réaliser les relevés versus les priorités de l’entreprise etc.

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Share of shelf : les bonnes pratiques pour suivre vos performances

Compter ses parts de linéaires peut donc s’avérer coûteux en temps et en ressources. Pour améliorer la productivité des équipes et éliminer les tâches à faible valeur ajoutée, il est désormais possible d’utiliser la reconnaissance d’image dans les rayons des magasins.

‍Sur la base d’une photo de planogramme, un logiciel va automatiquement identifier les références et calculer le nombre de facings et de mètres linéaires par marque. Pour l’entreprise utilisatrice, le bénéfice est aussi dans le rapprochement du rayonnage observé avec les résultats en sellout.

En un mot, l’automatisation gagne du terrain dans l’analyse des performances en retail, et les commerciaux pourront dans un avenir proche passer plus de temps à négocier et moins dans les rayons à faire du relevé de prix. C’est pourquoi les américains n'hésitent plus à parler de shelf intelligence pour désigner l’analyse des facings en temps réel !

💡 Automatisée ou pas, la prise de photo a aussi pour vertu d’éliminer la part de doute autour des méthodes des merchandisers qui ont parfois intérêt à “embellir” la situation.

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Les limites de la part de linéaire dans l’analyse de performance

Il faut toutefois faire preuve de prudence : la PDL en pourcentage ne suffit pas à évaluer le pouvoir d’attraction de votre marque ou de votre produit dans son rayon, et ce pour plusieurs raisons.

La première, c’est que toutes les étagères ne se valent pas ! Comme nous l’expliquons dans notre guide du merchandising en GMS, le regard des shoppers se pose en premier lieu sur les produits… à hauteur d' yeux ! La position de votre produit en début ou fin de rayon (par rapport au sens de circulation principale) est également une variable importante, de même que l’emplacement du rayon lui-même, dans une zone chaude ou froide. En d’autres termes, vous pouvez avoir la même part de linéaire entre deux rayons, mais pas la même visibilité, et donc, pas forcément les mêmes ventes.

‍Par ailleurs, le nombre et la variété des produits concurrents ou de substitution peut faire varier la “force” de vos facings. Rappelez-vous également que la PLV, le prix et d’autres paramètres extérieurs peuvent booster ou au contraire parasiter le volume de ventes de vos produits, indépendamment de vos parts de linéaires.

‍Enfin, chaque famille de produit dans un supermarché est censée occuper un espace proportionnel à la part de marché qu’elle représente dans son rayon. Par exemple, si l’huile d’olive représente 15% du chiffre d’affaires de l’épicerie sur un secteur géographique donné, alors le point de vente devrait allouer 15% du rayon épicerie à l’huile d’olive.

Pour votre marque, avoir connaissance de ces statistiques permet d’avoir un regard critique sur l’agencement des magasins : admettons que l’espace alloué à l’huile ne soit pas proportionnel à son poids dans le CA du rayon épicerie, votre part de linéaire n’est pas le seul enjeu, et votre commercial doit aussi tenter de convaincre le chef de rayon d’augmenter le nombre de facings total de l’huile d’olive dans son rayon épicerie !

Calculer ses parts de linéaires, c’est bien… Mais ça ne fait pas tout !


Questions fréquentes sur le calcul du linéaire

Comment calculer un mètre linéaire ?
Comment calculer le linéaire développé ?
Quelle est la différence entre linéaire au sol et linéaire développé ?
Linéaire développé en pourcentage : quelle formule ?
Qu'est ce qu'un relevé de linéaire ?

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Alexis Lecomte

Alexis Lecomte

Chief Revenue Officer et co-fondateur de Sidely

Alexis a cofondé Sidely après plusieurs années comme directeur commercial. Pour comprendre ce qui construit, ou défait, la performance d'un commercial, il a mené plus de 100 interviews téléphoniques avec des vendeurs terrain. Chez Sidely, il transforme cette connaissance brute en un accompagnement concret, fondé sur des faits plutôt que sur des suppositions.

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